Jacques-Vabre
La Transat Jacques Vabre, l’unique course en double au programme des 40, 50 et 60 pieds monocoques ou multicoques. Et toujours un
départ du Havre, une traversée de l’Equateur et 4 800 milles plus loin, une arrivée aux couleurs tropicales
de Salvador de Bahia.
Jacques Vabre, une course océanique originale par son format, par son parcours, par son histoire, par son rythme. Deux hommes,
deux femmes, un homme et une femme, ils formeront encore des duos pour affronter d’abord les « effets de Manche », au
départ du Havre, toujours et encore ville d’accueil, jusqu’à Ouessant où les marins « voient leur
sang » comme dit le dicton. Puis il leur faudra « dégolfer », traverser ce redoutable golfe de Gascogne qui a
la fâcheuse habitude de swinguer en ce mois de novembre : méchante houle d’Ouest, coups de vent à répétition,
pluies et frimas… Trois à cinq jours de « dur » avant d’attraper les alizés, avant d’enlever
les polaires, avant de se tartiner de crème solaire.
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Et puis la grande glissade vers le changement d’hémisphère,
le passage de l’autre côté de l’horizon,
le franchissement de la ligne, les « doldrums » des Britanniques (littéralement « avoir le cafard, être
dans le marasme »), la zone de convergence qui fait diverger les esprits, met à mal les certitudes, redistribue les cartes
avant le long bord de près vers le Brésil. Après deux semaines ou un peu plus, les senteurs tropicales s’hument
avec délice, les saveurs brésiliennes s’avalent avec gourmandise. Car traverser un océan à plus de 17
nœuds pour les multicoques et près de 12 nœuds pour les monocoques a de quoi écorner la robustesse d’un colosse.
La Jacques Vabre, une transat corsée !
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